Hauts

Burda Février 2021 – Modèle 104

Fournitures

J’ai utilisé le patron du modèle 104 du magazine Burda Style de février 2021. C’est un t-shirt assez basique dont l’originalité réside dans les manches avec des plis plats.

Pour le tissu j’ai utilisé une maille flammée lie de vin des coupons de Saint-Pierre à 5€ les 3m.

Réalisation

Le modèle en soi n’est pas très difficile à réaliser. Je l’ai assemblé à la surjeteuse puis fait des points à l’aiguille double au niveau du col, des manches et de l’ourlet.

La principale difficulté vient du tissu utilisé dont les mailles se défaisaient au niveau de la bande d’encolure en particulier.

J’ai mal fait les manches, j’ai fait un simple pli plat dans le bas au lieu de faire des points sur plusieurs centimètres pour que le pli commence plus haut. Mais ce n’est pas grave, les manches me plaisent ainsi et ce sera l’occasion de refaire ce modèle de manière un peu différente 🙂

Avis

Je le trouve simple mais pas mal. Le tissu est transparent donc il faut mettre un autre haut comme un débardeur en dessous. Je pense que ça peut faire un bon basique. A refaire dans un maille non transparente.

Mais avant ça il me reste plusieurs modèles de ce numéro Burda à réaliser pour l’exploiter à fond 🙂

Couture, Hauts

Premier patron La Maison Victor : top Margot

Au début je voulais vous parler de mon premier vêtement en jersey. Mais c’est (encore) un haut issu du livre « Petits tops à coudre ». Et j’ai enchaîné sur deux autres hauts en jersey de ce même livre, donc je vous ferai plutôt un article sur tous les patrons maille de ce livre que j’ai testé, comme je l’avais fait pour les patrons chaîne et trame.

Modèle

Le modèle provient du numéro 6 (novembre – décembre) de 2019 de la Maison Victor. C’est le premier numéro de ce magazine que j’ai acheté, mais pas le dernier, puisque j’ai profité des promos du confinement pour acheter les 3 premiers numéros de 2020 et un numéro de 2015 (en version anglaise, puisqu’il ne restait plus de version française).

C’est un modèle très simple : 2 pièces et une bande d’encolure, à réaliser en maille. Son originalité réside dans son décolleté dos créé grâce à un nœud.

Réalisation

J’avais acheté un coupon de 3 m de maille côtelée lurex rose pale chez les coupons de Saint-Pierre en début d’année. Il ressemble beaucoup au modèle présenté dans le magazine : un jersey rose rayé.

Il a été très simple à réaliser, j’ai eu du mal en lisant les explications à comprendre comment réaliser le nœud, mais une fois le tissu découpé, ça été très facile à faire.

Avis

C’est le premier modèle de La Maison Victor que je réalise et j’ai été agréablement surprise par le tableau des tailles. Pour une fois mes mensurations ne correspondent pas à un 40 – 42 dans la tableau pour me retrouver avec un vêtement 3 fois trop large une fois cousu.

Ici j’étais entre le 38 et le 40 pour le tour de poitrine et entre le 36 et le 38 pour le tour de taille et de hanches. J’ai choisi de le faire en 36. Il a un rendu un peu large et j’aime bien. Pour le moment c’est le vêtement que j’ai fait moi même que j’ai le plus porté. Mais après avoir vu la réalisation d’une personne sur le groupe Facebook du magazine qui l’avait réalisé une taille en dessous de sa taille habituelle, le rendu est différent mais sympa aussi. J’hésite donc à en faire une seconde version en 34.

J’ai beaucoup aimé la finition de l’encolure. Je la trouve très nette et les explications sont claires, ce qui n’était pas du tout le cas pour les premiers tops que j’ai réalisé en Jersey (je vous en parle dans le prochain article).

Intérieur de l’encolure

A noter par contre si vous voulez faire ce modèle; il est assez court. Quand je lève les bras on voit mon ventre.

Il me reste maintenant une question à résoudre : que faire avec le reste de mon coupon de maille ? Je pense pour le moment à un débardeur, mais je n’ai pas de patron en tête.

Couture, Théorie

Coudre de la maille, théorie

Il existe deux grandes familles de tissus : les tissus « chaîne et trame » et les « mailles » (aussi appelés « tricots »). Les premiers ne sont pas extensibles, tandis que les seconds le sont et sont donc réputés comme plus difficiles à coudre, au moins pour les débutants.

Certains patrons sont faits pour les tissus en maille et d’autres pour les tissus chaîne et trame, à cause du fait qu’ils sont extensibles ou non. Les patrons prévoient donc en fonction du type de tissu, de l’aisance pour pouvoir bouger et porter le vêtement.

Les familles de mailles :

Les tissus mailles sont tricotés et possèdent un endroit et un envers. Il y a trois familles de mailles. (Il y a encore très peu de temps, je pensais que tissu extensible et jersey étaient synonymes, mais c’est un peu plus compliqué que ça)

Le jersey :

Ce type de maille possède un endroit et un envers. Sur l’envers le tissu forme des petites vagues. Il est à la fois extensible en longueur et en largeur et est très utilisé pour les T-shirts par exemple, ou pour les vêtements pour enfants.

Les côtes :

Ces tissus sont constitués d’une alternance de mailles envers et endroits qui donnent un aspect de rayures en relief au tissu, donc de côtes. Ils ne sont extensibles que dans la largeur.

L’interlock (ou maille double face) :

Ils possèdent une face aspect jersey et une face aspect côtes. Ils sont plus épais que les jersey et donc plus chaud, plus faciles à travailler, ne roulottent pas et ne sont pas transparents. Ils sont extensibles dans la largeur. Les tissus Ponte di Roma et Milano sont des exemples d’interlock (le second étant plus épais que le premier).

Comment coudre de la maille avec une machine à coudre?

La surjeteuse est conseillée pour coudre les tissus extensibles, mais c’est quand même un investissement non négligeable. Il est possible de les coudre avec une machine à coudre, même si ça semble moins rapide et que les finitions sont moins belles (d’après ce que j’ai lu, je n’ai pas testé de surjeteuse)

Choix du tissu :

Il y a des jersey de différents épaisseurs. Il vaut mieux éviter les plus fins au début au moins car ils roulottent. J’ai commencé par un jersey moyen puis un fin et je confirme qu’il y a une vraie différence.

La maille et l’interlock semblent aussi être des bons choix pour débuter comme ils sont épais et ne roulottent pas. J’ai testé la maille et ce n’était pas compliqué à coudre, il me reste donc l’interlock à tester.

Les aiguilles :

Il existe des aiguilles spécial stretch, qui ont un bout arrondi, pour ne pas accrocher les mailles. Comme pour les autres aiguilles et tissus, il faut adapter la taille de l’aiguille à l’épaisseur du tissus.

Pour un meilleur rendu des finitions de l’encolure et des ourlets, il est conseillé d’utiliser une aiguille double. Il existe des aiguilles doubles classiques et des aiguilles doubles spécial stretch.

De gauche à droite : aiguille double stretch, aiguille double classiques, aiguilles spécila stretch

Les fils :

Pour la bobine, il est conseillé d’utiliser un fil polyester. Pour la canette, il faut, si possible, utiliser un fil mousse, qui est élastique, en particulier pour les coutures simples. Selon d’autres sites, le fil mousse peut être utilisé à la fois pour l’aiguille et la canette.

J’ai utilisé du fil polyester pour l’aiguille, du fil mousse pour la canette et fait aussi bien les coutures simples et les coutures à l’aiguilles doubles de cette manière, même si le fil mousse serait inutile avec l’aiguille double.

Avec le fil mousse par contre, il faut faire attention au bobinage de la canette, au moins avec la brother FS40. Il faut bien tirer le fil entre les disques (l’élément rond dans lequel passe le fil juste avant d’arriver à la canette) et le coincer. C’est un élément conseillé sur le manuel, mais je n’avais pas à faire particulièrement attention avec les fils classiques, ils se coinçaient naturellement. Mais ce n’est pas le cas avec le fil mousse.

A gauche un cône de fil polyester pour surjeteuse, à droite du fil mousse

Les points :

Pour les points à utiliser, c’est moins clair. Il y a des points spécial stretch sur certaines machines, mais il est aussi possible d’utiliser le point droit classique si on utilise du fil mousse, le point zig-zag classique et dans le manuel de ma machine, il est indiqué qu’on peut aussi utiliser les points droit triple et zig-zag triple. Le seul problème avec ces deux derniers c’est qu’il ne faut pas se tromper et avoir à découdre la couture.

Pour le moment je n’ai pas assez d’expérience pour avoir un avis sur les points à utiliser, je les teste un a un et j’aurai un avis dans quelques mois probablement !

Il n’est apparemment pas nécessaire de surfiler, comme les mailles ne s’effilochent pas. Je ne l’ai donc pas fait pour les premiers projets. Mais je me suis quand même mise à surfiler par la suite, je trouve que les finitions sont plus belles et ça évite au tissu de roulotter. Par contre à cette étape le tissu fait plein de « poussière » et j’ai l’impression qu’il faut nettoyer la machine plus souvent quand on coud de la maille.

Traçage et découpe

Pour tracer sur ce type de tissu, il faut avoir un outil de traçage qui n’accroche pas au tissu. Je n’avais que des crayons pour les couleurs claires et c’est vraiment compliqué.

Pour la découpe, l’idéal est d’avoir un cutter et une planche pour les découper plutôt qu’un ciseau, mais ça se fait aussi avec un ciseau.

Après cet article théorique, je vous parlerai dans quelques temps de mes premiers projets en maille.