Couture, Théorie

Tissus non extensibles, théorie

Presque 6 mois après avoir commencé à rédiger cet article, je m’y remets et le publie enfin :). Le plus difficile étant de l’illustrer car il est compliqué de trouver des images libres de droit sur ce sujet. Et je ne possède pas assez de tissus, ni le matériel adéquate pour bien les photographier, pour vous illustrer l’article. Je n’ai donc fait qu’un schéma.

Voici les informations basiques que j’ai pu trouver en me documentant sur internet sur les tissus non extensibles. (j’avais publié celui sur la maille fin mai)

Les tissus non extensibles sont des tissus tissés, avec un entrecroisement de fils de chaine et de fils de trame :

Le tissage, donc la manière dont les fils sont entrecroisés, aussi appelés armure, détermine la catégorie du tissu, et non pas la matière comme on pourrait le croire. Il y en a trois grandes catégories :

La toile

C’est le tissage le plus simple / basique, donc le moins cher à produite et par conséquence à l’achat. C’est aussi le plus solide et il ne possède ni envers, ni endroit (Sauf si il y a une impression sur le tissu ensuite). Dans cette catégorie on retrouve :

  • la batiste qui est un tissu fin en lin ou coton, parfois transparent et qui peut être utilisé pour des doublure et des chemises, ou les blouses
  • la popeline : tissage serré, tissu léger, utilisé par exemple pour les chemises, les robes, ou encore les blouses. La différence avec le précédent est que le fil de chaine est plus fin que le fil de trame. Le tissu a donc un aspect lisse.
  • le vichy – il est réalisé en coton, et ce n’est pas vraiment nécessaire de le présenter, tout le monde le connait. Il est réalisé à partir de fils d’une couleur et de fils blancs qui forment un quadrillage
  • la flanelle qui est un tissu doux. Il peut être utilisé pour des vêtements et du linge de lit, pour avoir chaud,
  • le taffetas qui est réalisé avec de la soie,
  • le chambray : c’est un tissu qui ressemble à du jeans avec un fil de trame blanc. Il ets utilisé pour les chemises, pantalon, robes.

Le sergé

Il est tissé avec un décalage entre les fils de chaine et de trame ce qui forme des lignes obliques sur l’envers du tissus. C’est le cas des jeans par exemple. Ces tissus ont donc un endroit et un envers. Cette armure est aussi appelée « Twill », qui est en fait son nom anglais. L’avantage des ces tissus est qu’il se froisse peu. C’est aussi ce type d’armure qui est utilisé pour les pantalons « Chino ».

Le satin

Ils sont tissés avec un flottement dans le tissage, ce qui les rend légers et avec un tombé fluide. C’est un tissage beaucoup utilisé pour la soie.


Ces tissus ne sont pas extensibles mais peuvent être rendus « stretch » grâce à l’ajout d’élastane.

Dans cette catégorie, il y a aussi les jacquarts qui sont des tissus dont le motif fait partie du tissage et ne peuvent donc pas s’effacer, contrairement aux tissus teints. Ils sont plus chers à produire et donc chers.

Ce ne sont que des informations très basiques, mais quand on débute cela permet déjà d’un peu mieux s’y retrouver. Et j’essaierai d’en savoir plus via un livre dont je vous parlerai prochainement.

Couture, Théorie

Kits couture : un bon moyen de progresser

Un bon moyen de me mettre vraiment à la couture a été de commander des kits couture. Cela permet d’avoir en un seul colis un patron, le ou les tissu(s) et éventuellement d’autres fournitures telles que des fermetures, boutons ou élastiques.

J’ai trouvé que cela permettait de franchir le pas plus rapidement car cela évite de se poser des questions sur le type de tissu à utiliser, comment éventuellement assortir les tissus et les couleurs des accessoires, et où commander l’ensemble des fournitures (en obtenant si possible tout sur le même site pour éviter d’avoir trop de frais de port).

Le seul inconvénient c’est que les boxs couture – à mon avis – peuvent parfois paraître un peu cher. Il faut dire que pour le moment je n’achète pas de patrons individuels, le prix m’arrête encore, et pour le tissu, je les prends surtout sur Les Coupons de Saint-Pierre et ils me reviennent en général qu’à moins de 5€ le mètre.

Certains kits nécessitent un abonnement, je ne m’y intéresse pas car on ne peut donc pas choisir ce qu’on va réaliser. C’est le cas par exemple de la Craftine box qui a l’air d’être l’un des plus connus.

Pour les sites proposant des kits couture, voici ce que j’ai repéré :

  • Chez Artesane il y a en ce moment un kit de couture pour un maillot de bain. Je ne suis cette marque que depuis peu de temps, mais j’ai l’impression que les boxs ne sont proposées que très ponctuellement. Quand j’ai vu qu’une box maillot de bain allait sortir il y a une dizaine de jour je me suis dit que c’était génial et que j’allais la prendre. Mais il y a deux jours, j’ai vu le prix pour les pré-commandes et … j’ai renoncé. 79€ ça me parait trop. La box permet d’avoir les cours en ligne associés, ce qui correspond au concept d’Artesane, mais ce n’est pas trop mon truc. Je préfère lire des instructions et si besoin regarder une vidéo sur un point particulier si nécessaire. J’ai un livre de Charlotte Jaubert, ça sera suffisant le jour où je voudrai coudre mon propre maillot.
  • La Droguerie : certains modèles me paraissent sympas, mais le fait de choisir une taille à la commande ne me plait pas. Vu ma (courte) expérience sur les patrons, la taille affichée ne correspond pas toujours au résultat et comme les tailles ne correspondent pas à celles du commerce, ça devient compliqué.
  • MS Box : abonnement ou commande individuelle. Les modèles et tissus ont l’air sympas.
  • Joli lab : j’aime bien certains de leurs patrons et j’avais hésité sur la blouse Hazel en Chambray qui n’est plus proposée en ce moment (C’était la version avec col victorien). Mais je me suis dit que je pourrais peut être arriver à un résultat similaire en achetant du chambray et en utilisant le livre de Charlotte Auzou « Ma garde-robe sur mesure – Mix & Match ». Il n’y a pas de col victorien mais un col montant … peut être l’un des prochains projets.

Et pour finir la seule box que j’ai testé à plusieurs reprise : celle de chouette kit. Ce sont des kits couture, tricot et crochet. Ils ont une collection permanente et des collections éphémères régulièrement (quasi tous les mois). Certains kits des collections éphémères sont finalement ajoutés à la collection permanente quand ils fonctionnent bien.

Au tout début, j’avais repéré le sac Léonard en wax, ainsi qu’une pochette d’ordinateur – en wax aussi. Mais j’a hésité trop longtemps et ils ne sont plus vendus. L’inconvénient aussi avec ces kits c’est qu’ils ont parfois beaucoup de succès et se retrouvent rapidement en rupture de stock (parfois dans la journée de la sortie de la collection).

En novembre j’ai donc commandé un kit trousse de toilette et un kit pochette de soirée de la collection éphémère. On peut maintenant trouver la trousse de toilette dans la collection permanente.

Voici ce que j’ai fait grâce à ces kits :

Je trouve que les explications ne sont pas toujours très claires et j’ai par exemple eu beaucoup de mal à réaliser la pochette à savon qui va avec la trousse de toilette. Mais j’ai découvert depuis peu qu’il y a un groupe d’échange et entraide sur ces kits sur Facebook et ça peut être bien utile !

Depuis j’ai commandé deux nouveaux kits, je vous en parle prochainement !

Couture, Théorie

Coudre de la maille, théorie

Il existe deux grandes familles de tissus : les tissus « chaîne et trame » et les « mailles » (aussi appelés « tricots »). Les premiers ne sont pas extensibles, tandis que les seconds le sont et sont donc réputés comme plus difficiles à coudre, au moins pour les débutants.

Certains patrons sont faits pour les tissus en maille et d’autres pour les tissus chaîne et trame, à cause du fait qu’ils sont extensibles ou non. Les patrons prévoient donc en fonction du type de tissu, de l’aisance pour pouvoir bouger et porter le vêtement.

Les familles de mailles :

Les tissus mailles sont tricotés et possèdent un endroit et un envers. Il y a trois familles de mailles. (Il y a encore très peu de temps, je pensais que tissu extensible et jersey étaient synonymes, mais c’est un peu plus compliqué que ça)

Le jersey :

Ce type de maille possède un endroit et un envers. Sur l’envers le tissu forme des petites vagues. Il est à la fois extensible en longueur et en largeur et est très utilisé pour les T-shirts par exemple, ou pour les vêtements pour enfants.

Les côtes :

Ces tissus sont constitués d’une alternance de mailles envers et endroits qui donnent un aspect de rayures en relief au tissu, donc de côtes. Ils ne sont extensibles que dans la largeur.

L’interlock (ou maille double face) :

Ils possèdent une face aspect jersey et une face aspect côtes. Ils sont plus épais que les jersey et donc plus chaud, plus faciles à travailler, ne roulottent pas et ne sont pas transparents. Ils sont extensibles dans la largeur. Les tissus Ponte di Roma et Milano sont des exemples d’interlock (le second étant plus épais que le premier).

Comment coudre de la maille avec une machine à coudre?

La surjeteuse est conseillée pour coudre les tissus extensibles, mais c’est quand même un investissement non négligeable. Il est possible de les coudre avec une machine à coudre, même si ça semble moins rapide et que les finitions sont moins belles (d’après ce que j’ai lu, je n’ai pas testé de surjeteuse)

Choix du tissu :

Il y a des jersey de différents épaisseurs. Il vaut mieux éviter les plus fins au début au moins car ils roulottent. J’ai commencé par un jersey moyen puis un fin et je confirme qu’il y a une vraie différence.

La maille et l’interlock semblent aussi être des bons choix pour débuter comme ils sont épais et ne roulottent pas. J’ai testé la maille et ce n’était pas compliqué à coudre, il me reste donc l’interlock à tester.

Les aiguilles :

Il existe des aiguilles spécial stretch, qui ont un bout arrondi, pour ne pas accrocher les mailles. Comme pour les autres aiguilles et tissus, il faut adapter la taille de l’aiguille à l’épaisseur du tissus.

Pour un meilleur rendu des finitions de l’encolure et des ourlets, il est conseillé d’utiliser une aiguille double. Il existe des aiguilles doubles classiques et des aiguilles doubles spécial stretch.

De gauche à droite : aiguille double stretch, aiguille double classiques, aiguilles spécila stretch

Les fils :

Pour la bobine, il est conseillé d’utiliser un fil polyester. Pour la canette, il faut, si possible, utiliser un fil mousse, qui est élastique, en particulier pour les coutures simples. Selon d’autres sites, le fil mousse peut être utilisé à la fois pour l’aiguille et la canette.

J’ai utilisé du fil polyester pour l’aiguille, du fil mousse pour la canette et fait aussi bien les coutures simples et les coutures à l’aiguilles doubles de cette manière, même si le fil mousse serait inutile avec l’aiguille double.

Avec le fil mousse par contre, il faut faire attention au bobinage de la canette, au moins avec la brother FS40. Il faut bien tirer le fil entre les disques (l’élément rond dans lequel passe le fil juste avant d’arriver à la canette) et le coincer. C’est un élément conseillé sur le manuel, mais je n’avais pas à faire particulièrement attention avec les fils classiques, ils se coinçaient naturellement. Mais ce n’est pas le cas avec le fil mousse.

A gauche un cône de fil polyester pour surjeteuse, à droite du fil mousse

Les points :

Pour les points à utiliser, c’est moins clair. Il y a des points spécial stretch sur certaines machines, mais il est aussi possible d’utiliser le point droit classique si on utilise du fil mousse, le point zig-zag classique et dans le manuel de ma machine, il est indiqué qu’on peut aussi utiliser les points droit triple et zig-zag triple. Le seul problème avec ces deux derniers c’est qu’il ne faut pas se tromper et avoir à découdre la couture.

Pour le moment je n’ai pas assez d’expérience pour avoir un avis sur les points à utiliser, je les teste un a un et j’aurai un avis dans quelques mois probablement !

Il n’est apparemment pas nécessaire de surfiler, comme les mailles ne s’effilochent pas. Je ne l’ai donc pas fait pour les premiers projets. Mais je me suis quand même mise à surfiler par la suite, je trouve que les finitions sont plus belles et ça évite au tissu de roulotter. Par contre à cette étape le tissu fait plein de « poussière » et j’ai l’impression qu’il faut nettoyer la machine plus souvent quand on coud de la maille.

Traçage et découpe

Pour tracer sur ce type de tissu, il faut avoir un outil de traçage qui n’accroche pas au tissu. Je n’avais que des crayons pour les couleurs claires et c’est vraiment compliqué.

Pour la découpe, l’idéal est d’avoir un cutter et une planche pour les découper plutôt qu’un ciseau, mais ça se fait aussi avec un ciseau.

Après cet article théorique, je vous parlerai dans quelques temps de mes premiers projets en maille.

Couture, Théorie

Débuter en couture

Une amie m’ayant demandé quelques conseils pour se lancer dans la couture, je me suis dit que j’allais noter ici ce qui me semblait important pour commencer à coudre. Je n’ai qu’à peine 6 « vrais » mois d’expérience, car je ne me suis mise à ressortir ma machine à coudre que fin novembre 2019. Et par « vrais », je veux dire qu’avant, à part des ourlets, un tote bag et trois hauts ratés (dont un quand même portables à la maison, quand je me colore les cheveux 😜), je n’avais rien fait.

La machine à coudre :

J’ai une brother FS40, qui est une machine électronique. J’avais longuement hésité (au moins 2 ans) et m’étais bien renseignée avant de l’acheter. J’ai l’impression qu’elle fait encore partie des machines recommandées pour les débutantes, même si je vois sur des groupes couture que certaines personnes veulent changer car arrivent aux limites de ce qu’elles peuvent faire avec. Avec mes à peine 6 mois d’expérience, je suis loin d’être arrivée aux limites, j’ai parfois du mal à faire passer les épaisseurs, mais je n’ai pas encore trouvé l’occasion de tester la plupart des fonctionnalités (comme les points qui sont réglables en longueur et largeur, j’avais lu que c’était un indispensable pour une machine à coudre … je vais me renseigner sur leur utilité, mais je n’ai pas encore eu l’occasion de m’en servir).

Je crois que le plus important par rapport à la machine … c’est d’avoir un coin où la poser et dont elle ne bouge pas. Quand il faut la sortir pour quelques heures et la ranger après, c’est décourageant. C’est une des raisons qui faisaient que je ne me mettais pas plus à la couture.

La mercerie, les basiques :

  • les épingles
  • les crayons : pour décalquer les patrons sur les premiers tissus (donc du coton dans un premier temps), j’ai utilisé au début des crayons type crayon à papier. Et j’ai ensuite découvert le stylo frixion 😍 qui part à la chaleur du fer à repasser. Donc pour les tissus foncés j’utilise le crayon blanc et pour les clairs, le frixion bleu.
  • le papier pour décalquer les patrons : j’utilise du papier cuisson, c’est beaucoup plus économique que du vrai papier à patron (je ne sais pas si c’est moins pratique, je n’ai jamais testé le vrai papier)
  • le fil : de même, pour que ce soit économique, j’utilise des cônes pour surjeteuse, avec un adaptateur que mon père m’a fabriqué.
  • le découd-vite qui est très utile pour défaire les coutures quand on s’est trompé, que ça ne rend pas bien, ou qu’on veut recycler un vieux vêtement, drap housse … Il était fourni avec ma machine.
  • un ciseau dédié aux tissus (je ne sais pas trop si ça fait partie des basiques, je suppose que certaines s’en passent au début)
  • des poids pour faire tenir le papier avec le patron sur le tissu : pour le moment j’utilise des bougies Ikea qui sont dans un pot de verre et ça fait l’affaire !

La mercerie, ce qui m’a vite été utile :

  • les canettes supplémentaires : j’en ai racheté un lot d’une vingtaine, car avec moins de 5 fournies de bases, on arrive vite aux limites avec plusieurs couleurs
  • les ciseaux cranteurs pour les arrondis
  • la bombe d’amidon pour les tissus fluides
  • un bracelet porte épingle. Je n’y avais pas pensé mais je l’ai reçu en cadeau d’anniversaire et je ne pourrai plus m’en passer !
  • des aiguilles de rechange et différents types d’aiguilles.

Je n’ai découvert que récemment qu’il y en avait plusieurs types et tailles d’aiguilles. Je savais qu’il y avait celle pour le jersey avec la pointe arrondie, mais comme ce n’est pas une matière conseillée pour débuter, je ne m’étais pas préoccupée du sujet. Mais il y a aussi l’aiguille jeans ! Et ça change la vie pour les ourlets par exemple, qui font partie pour moi des basiques qu’on fait avec la machine à coudre (quand on ne fait qu’1m63, les pantalons du commerce sont quasi systématiquement trop longs). Et je comprends maintenant pourquoi je n’arrivais pas à faire des ourlets avec un fil marron qui imite les surpiqûres du jeans (le fil est trop gros pour les aiguilles normales)

Les tissus :

Pour débuter il est conseillé de commencer par des tissus de type coton. Pour le moment je les commande surtout sur les Coupons de Saint Pierre, les coupons de 3m étant plutôt économiques, surtout quand il y a les promotions 3m à 5€ (mais je trouve que ça arrive de moins en moins souvent). Le seul point qui me pose problème en dehors du choix qui peut devenir limité et qui me fera probablement arrêter de commander chez eux, c’est la livraison avec mondial relay ( gratuite à partir de 49€). C’est un petit aparté mais il y a très peu de points relais (en tous cas dans la zone du 78 dans laquelle je vis) et les horaires ne sont pas compatibles avec ceux du boulot. La livraison est aussi gratuite en magasin, mais il faut se rendre à St-Lazare et en fonction des tissus commandés ça peut être assez lourd. Et elle est gratuite à partir de 99€ en colissimo mais ça ne m’arrive pas souvent de commander pour 99€ de tissus …

L’élément à connaitre par rapport aux tissus même si ça semble assez évident pour beaucoup, c’est qu’il faut les laver avant de les utiliser. Afin que le vêtement ou la pièce cousue ne rétrécisse pas ensuite au premier lavage.

Les patrons :

Je n’ai pas trouvé le livre / le patron idéal pour débuter. J’ai commencé par m’abonner à un magazine de couture (fait main en 2015, j’avais lu que burda était compliqué pour les débutantes). Le gros inconvénient, c’est que beaucoup de patrons de niveau facile sont en jersey – donc pas top pour commencer …

J’ai essayé de faire des modèles prévus pour du jersey avec du coton… ce n’est pas une bonne idée pour une débutante, il faut faire des adaptations, ça complique donc les choses.

Voici les éléments que je noterai par rapport aux patrons :

  • il y a les patrons à décalquer dans les magazines, et les patrons PDF. Pour commencer, je trouve qu’il est plus simple de décalquer qu’essayer d’assembler un PDF, mais chacun à son avis sur la question.
  • il ne faut surtout pas se fier aux tailles des tableaux de mesures. J’avais lu au contraire qu’il ne fallait pas réaliser sa taille du commerce, bien prendre les mesures … Avec les livres et magazines que j’ai utilisé jusqu’à maintenant ce n’est pas le cas si je suis le tableaux de mesure je me retrouve avec des vêtements 1, 2 ou 3 tailles trop grandes. Donc la plupart du temps je pose un vêtement qui me va sur le patron pour choisir la taille et je me retrouve à réaliser ma taille du commerce. Je n’ai pas encore essayé les patrons des petites marques, peut être que les tableaux de mesure sont plus justes. Et je teste en ce moment mon premier modèle de La Maison Victor et les mesures me semblent plus adaptées.
  • pour certains patrons, les marges sont incluses et d’autres non, il faut donc bien repérer cette indication avant de commencer à reporter le patron sur le tissu.
  • le sens des pièces à reporter et indiquer sur le tissu est utile même si leur position les unes par rapport aux autres peut être optimisée pour consommer moins de tissu. J’ai voulu optimiser pour un des premiers hauts et je me suis retrouvée avec une manche pas dans le même sens que le reste 🤨

Voici ce que j’ai noté lors de mes premiers pas en couture. Dans les articles à venir, je pense vous parler des kits coutures qui sont un bon moyen pour moi de progresser en couture et des premiers pas avec le jersey.

Couture, Humeur, Théorie

Les masques en tissu : oui mais …

Depuis le début du confinement, on voit de plus de plus de posts de personnes qui fabriquent des masques en tissus pour elles-mêmes et parfois pour les autres, de diverses formes et de toutes les couleurs, à croire que cela devient le dernier accessoire à la mode. Aujourd’hui j’ai même vu une personne posant avec un masque assorti à ses vêtements.

Faire un masque pourquoi pas, mais il semble y avoir quelques règles à respecter.

Pour avoir un avis complet d’un ingénieure textile sur les masques en tissus, il y a l’article de couture et paillettes.

Le meilleur tissu à utiliser semble être le coton, en 2 ou 3 couches. Le principe étant de laver ensuite les masques à 60°C après usage. Alors d’un côté tant mieux si les motifs sur les tissus permettent d’apporter un peu de positif à certaines personnes, mais j’ai un doute sur le fait que ces jolis imprimés finissent en très bon état après quelques lavages à cette température. Et j’ai l’impression que la fabrication et distribution par une personne de la ville dans laquelle j’habite de masques dans un tissu imperméable et occultant (un ancien double rideau ? ) est une fausse bonne idée car ça n’a pas l’air possible de laver ce type de tissu à cette température. Mais l’idée était peut être plus de se faire valoir sur Facebook que de créer des masques réutilisables, puisqu’en ce moment sur les réseaux sociaux, c’est le concours de celui ou celle qui se montrera le plus généreux.

Concernant la forme du masque, l’AFNOR, association française de normalisation a publié des recommandations. Il suffit de carrés de tissus de 20 cm pour fabriquer la version de masque à plis. Au début, on voyait beaucoup de masques avec une couture au milieu (couture sagittale), mais l’ANSM (Agence Nationale de Sécurité Médicale) à proscrit ce type de masque depuis le 20 mars. S’il vaut mieux éviter d’avoir une couture au milieu, je suppose qu’il vaut mieux aussi éviter de broder un message sur le masque comme ce que j’ai pu voir ces derniers jours. Les masques ne sont pas faits pour être beaux mais pour protéger, c’est dommage d’en faire des accessoires de mode au détriment de leur usage premier.

Le document indique aussi deux options pour les élastiques : ceux qui passent derrière les oreilles et ceux qui passent derrière la tête. Je ne comprenais pas l’intérêt de la seconde au début, d’autant plus que cela nécessite plus d’élastique, même si c’est la version que j’ai réalisé « par erreur ». Mais quand je vois le nombre de personnes qui se plaignent d’avoir mal aux oreilles après le port du masque (sur une durée assez longue quand même) et les dispositifs inventés pour éviter que les élastiques serrent derrière les oreilles, je comprends mieux l’idée!

Couture, Théorie

Pourquoi créer un blog ? Pourquoi faire de la Couture?

Cela faisait très longtemps que j’avais envie à la fois de créer un blog et de me mettre à la couture.

Pour le blog, je pense que j’ai envie d’écrire depuis longtemps, sur différents sujets, sans jamais oser me lancer car j’ai l’impression de ne pas être légitime. Ayant aussi envie de « créer », de fabriquer « des choses », j’ai l’idée de mettre en place un blog DIY depuis 3 ans. J’avais même déjà préparé la structure du blog.

Mais j’avais peu de créations à partager pour alimenter ce futur blog, du mal à franchir le pas d’en créer un sur une plateforme dédiée (et aucune envie de coder pour en mettre un en place car même si j’ai la formation pour, je ne veux surtout pas que cela me rappelle mon métier !). J’ai fait une première tentative, il y a un an environ, mais je suis restée bloquée … il me manquait le nom ! Ce nom m’est venu il y a quelques semaines, sans y réfléchir. Ce sera « Dix-sept Février », le jour de ma naissance, que j’utilise aussi pour mon compte Instagram.

Pour la couture, l’histoire est bien plus longue. Cela m’attirait déjà étant enfant. J’avais essayé d’en faire à la main, dont un tout petit personnage. Mais j’ai mis cela de côté pendant très longtemps … à part les ourlets de pantalon réalisés à la main, ce qui n’est pas le plus passionnant…

Puis en 2015, j’ai reçu un bon d’achat de la part de mes collègues de la seconde entreprise que je quittais. C’était l’occasion rêvée d’investir dans une machine. Le manque de place dans les appartements de la région parisienne, les déménagements et le manque de patrons adéquates pour débuter avaient raison de la motivation. (J’ai fait quelques tentatives avec des tissus non extensibles et des patrons prévus pour du jersey – à croire qu’il n’y a que ça dans certains magazines de couture … autant dire que le résultat était décevant.)

Cela ne m’a pas empêché d’accumuler les tissus et les magazines, puis les ivres, l’envie étant toujours là. Et depuis quelques mis, j’ai plus de place, dont un endroit pour installer ma machine. J’ai donc (re)commencé, par des housses de coussin, un petit sapin de Noël. Et je me suis rendue compte que cette activité me permettait de complètement me vider la tête le weekend, d’oublier le boulot.

J’ai donc commencé à partager les petites choses que je faisais sur Instagram. J’ai eu envie d’en dire plus, sur ce qui me convenait ou non par rapport aux patrons, aux tissus, d’échanger pour avoir des conseils et de savoir si d’autres rencontraient les mêmes problèmes que moi. Mais ce n’était pas le lieu, je n’allais pas écrire un roman sous chaque photo. Puis une amie m’a encouragé, sur mes projets couture, mais aussi à créer un blog, en me disant que le temps qu’offrait le confinement était l’occasion de le faire.

Grâce à ces encouragement, le pas est franchis, ce blog est né. J’ai l’intention d’y partager des projets couture, mais pas uniquement. De la cuisine aussi, et aussi des pensées sur différents sujets. Je verrai avec le temps comment ce blog évoluera et j’espère que des échanges et commentaires me permettront de le développer et d’apprendre.

Céline