Couture, Hauts

Revue du livre « Petits tops à coudre » – 2/2

Il y a quelques semaines, j’avais commencé à faire une revue du livre « Petits tops à coudre » d’Annabel Bennilan dans cet article. Je n’avais testé qu’une partie des patrons chaîne et trame. Je me suis maintenant attaquée aux patrons en jersey (enfin à certains, je ne les ai pas tous testés).

Le Winter

Réalisation

C’est un modèle simple, en 2 pièces et avec un biais d’encolure.

J’ai utilisé un jersey moyen qui provient des Coupons de Saint-Pierre pour le réaliser, avec une aiguille stretch taille 80 et du fil mousse au niveau de la canette. J’ai assemblé avec le point droit triple et surfilé avec le zig-zag triple. J’ai fait l’encolure et les ourlets manche et bas au point droit simple.

Avis

Les explications ne sont pas claires alors qu’il y en a peu comme le modèle est très simple. Sur le plan de coupe, il faudrait couper un biais d’encolure de 2 m … c’est beaucoup trop. Je n’ai pas compris les explications pour poser ce biais d’encolure en faisant se chevaucher les deux parties, car quand on fait ce qui est indiqué en étape deux, il est impossible de réaliser l’étape suivante (ou les deux parties de mon biais étaient trop longues ? se chevauchaient trop ? ) :

Les finitions de l’encolure ne sont vraiment pas top, le biais est rabattu sur l’envers et il faut ensuite couper le surplus qui dépasse le long de la couture. Il aurait mieux valu couper le surplus avant et rabattre après, comme c’est le cas pour le top Margot de La Maison Victor que je vous présente dans l’article précédent.

J’aurais pu couper plus près de la couture, mais j’avais un peu peur de le faire

Encore une fois, comme c’est le cas pour beaucoup de modèle de ce livre, il est très grand. Il est difficile à porter hors de la maison car avec la large encolure, il tombe régulièrement et découvre les épaules.

Le Street

Réalisation

C’est un T-shirt tout simple, composé de 4 pièces : un devant, un dos et deux manches. Son originalité tel qu’il est présenté sur le livre est sa poche à l’avant, dans une autre couleur.

Je l’ai réalisé avec un jersey de mondial tissu très (trop) fin, une aiguille stretch taille 70, du fil mousse pour la canette. Je n’ai pas surfilé les pièces comme ce n’était pas indiqué de le faire, assemblé en point droit triple et fait l’ourlet du bas et des manches en point droit simple.

J’ai utilisé l’aiguille double pour la première fois, pour le col (le col est réalisé avec un ourlet simple). J’ai commencé par utiliser l’aiguille double qui était fournie avec ma machine mais qui a cassé très rapidement pour une raison que je n’ai pas comprise. Je l’ai remplacée par une aiguille double normale (pas spéciale jersey). C’était la seule que j’avais en stock et c’était assez difficile d’en trouver en fin de confinement, les stocks avaient dû être dévalisés. A un moment la seconde aiguille s’est mise à faire du sur place, je ne sais pas exactement pourquoi, il y a donc une partie du col qui ne rend pas très bien.

Sur le modèle il y a une poche à ajuster dans un jersey différent, mais je ne l’ai pas faite.

Avis

Le métrage de tissu indiqué pour réalisé le modèle est beaucoup trop grand, en tous cas en taille 36. Il ne me reste plus qu’à voir ce que je peux faire avec les chutes.

Les finitions de l’encolure, comme pour le précédent, ne sont pas top. En revanche, j’aime beaucoup la finition des manches avec le fait qu’elles sont retroussées.

A noter : la taille est correcte !

Le Dos nu

Réalisation

Le rendu est assez semblable au précédent : un T-shirt assez simple, mais cette fois avec un dos nu attaché en haut avec un ruban. En revanche, le montage ne se fait pas du tout de la même manière que le précédent.

Pour éviter l’effet roulé du précédent, j’ai surfilé les bords du tissu. Je ne sais pas trop pourquoi mais arrivé en fin de pièce, le tissu rentrait dans la machine à coudre et le résultat n’était pas net. Peut être parce que le tissu était trop fin.

Point utilisé : j’ai utilisé le point numéro 15 de ma brother fs 40 pour assembler les manches, le devant et le dos :

Puis pour assembler un côté, j’ai tenté le point zig-zag, mais en laissant le réglage standard. Je n’ai lu qu’après qu’il aurait fallu faire des points avec une grande longueur et une faible largeur. Le rendu n’est pas bon car les fils se voient sur l’endroit du tissu. J’ai donc fait le deuxième côté au point droit.

Effet sur l’endroit de l’assemblage au point zig-zag mal réglé

Je ne suis pas arrivée à avoir un rendu net sur l’ourlet de l’encolure dos. C’est un ourlet simple, réalisé à l’aiguille double. J’obtiens des petits plis et je ne sais pas comment j’aurais pu faire pour les éviter tout en suivant l’arrondi qui est très prononcé. Je n’ai pas eu le même problème pour le devant de l’encolure.

J’ai réalisé les rubans du dos moi-même, à partir des chutes de tissu du kimono présenté précédemment, n’ayant pas de ruban d’1 cm de large dans mon stock. Je trouve que le bleu du ruban va plutôt bien avec le vert du T-shirt et que les motifs du ruban lui donnent un peu d’originalité.

Avis

Comme le précédent, le métrage de tissu indiqué est beaucoup trop grand.

Les manches sont beaucoup trop courtes pour réaliser un ourlet de 1 cm puis de 2 cm comme écrit dans les instructions. J’ai donc fait un ourlet simple.

La taille est bonne cette fois aussi et certains problèmes viennent du tissu que j’ai utilisé.

Avis global sur le livre

Je ne sais pas encore si je réaliserai d’autres modèles de ce livre ou referai certains des modèles. Je trouve ce livre plutôt décevant. Il est adapté aux débutantes car les explications sont relativement simples. Mais pour moi, il n’est pas assez travaillé, les finitions ne sont pas géniales et le rendu des ouvrages s’en ressent. Il donne l’impression de ne pas avoir été testé et relu avant d’être publié, en particulier avec le problème des tailles.

Il m’a un peu fait penser aux dissertations qu’on faisait en histoire aux collèges. On arrive devant la feuille et on découvre le sujet. On sait qu’on a un certain nombre de notions sur le sujet à aborder pour avoir les points, donc on essaie de les caser plus ou moins maladroitement dans la copie. Et pressé par le temps on ne relit pas forcement le devoir avant de le rendre. Ça donne donc un assemblage pas forcement cohérent de notions.

Ici c’est pareil, on a des fronces, une parmenture, des fentes, des volants, une chemise, du jersey. Pas mal de notions intéressantes pour les débutantes. Mais entre les tailles qui ne sont pas bonnes la plupart du temps et les finitions parfois vraiment très moyennes, c’est comme si ce livre n’était pas tout a fait terminé.

Couture, Hauts

Premier patron La Maison Victor : top Margot

Au début je voulais vous parler de mon premier vêtement en jersey. Mais c’est (encore) un haut issu du livre « Petits tops à coudre ». Et j’ai enchaîné sur deux autres hauts en jersey de ce même livre, donc je vous ferai plutôt un article sur tous les patrons maille de ce livre que j’ai testé, comme je l’avais fait pour les patrons chaîne et trame.

Modèle

Le modèle provient du numéro 6 (novembre – décembre) de 2019 de la Maison Victor. C’est le premier numéro de ce magazine que j’ai acheté, mais pas le dernier, puisque j’ai profité des promos du confinement pour acheter les 3 premiers numéros de 2020 et un numéro de 2015 (en version anglaise, puisqu’il ne restait plus de version française).

C’est un modèle très simple : 2 pièces et une bande d’encolure, à réaliser en maille. Son originalité réside dans son décolleté dos créé grâce à un nœud.

Réalisation

J’avais acheté un coupon de 3 m de maille côtelée lurex rose pale chez les coupons de Saint-Pierre en début d’année. Il ressemble beaucoup au modèle présenté dans le magazine : un jersey rose rayé.

Il a été très simple à réaliser, j’ai eu du mal en lisant les explications à comprendre comment réaliser le nœud, mais une fois le tissu découpé, ça été très facile à faire.

Avis

C’est le premier modèle de La Maison Victor que je réalise et j’ai été agréablement surprise par le tableau des tailles. Pour une fois mes mensurations ne correspondent pas à un 40 – 42 dans la tableau pour me retrouver avec un vêtement 3 fois trop large une fois cousu.

Ici j’étais entre le 38 et le 40 pour le tour de poitrine et entre le 36 et le 38 pour le tour de taille et de hanches. J’ai choisi de le faire en 36. Il a un rendu un peu large et j’aime bien. Pour le moment c’est le vêtement que j’ai fait moi même que j’ai le plus porté. Mais après avoir vu la réalisation d’une personne sur le groupe Facebook du magazine qui l’avait réalisé une taille en dessous de sa taille habituelle, le rendu est différent mais sympa aussi. J’hésite donc à en faire une seconde version en 34.

J’ai beaucoup aimé la finition de l’encolure. Je la trouve très nette et les explications sont claires, ce qui n’était pas du tout le cas pour les premiers tops que j’ai réalisé en Jersey (je vous en parle dans le prochain article).

Intérieur de l’encolure

A noter par contre si vous voulez faire ce modèle; il est assez court. Quand je lève les bras on voit mon ventre.

Il me reste maintenant une question à résoudre : que faire avec le reste de mon coupon de maille ? Je pense pour le moment à un débardeur, mais je n’ai pas de patron en tête.

Couture, Théorie

Coudre de la maille, théorie

Il existe deux grandes familles de tissus : les tissus « chaîne et trame » et les « mailles » (aussi appelés « tricots »). Les premiers ne sont pas extensibles, tandis que les seconds le sont et sont donc réputés comme plus difficiles à coudre, au moins pour les débutants.

Certains patrons sont faits pour les tissus en maille et d’autres pour les tissus chaîne et trame, à cause du fait qu’ils sont extensibles ou non. Les patrons prévoient donc en fonction du type de tissu, de l’aisance pour pouvoir bouger et porter le vêtement.

Les familles de mailles :

Les tissus mailles sont tricotés et possèdent un endroit et un envers. Il y a trois familles de mailles. (Il y a encore très peu de temps, je pensais que tissu extensible et jersey étaient synonymes, mais c’est un peu plus compliqué que ça)

Le jersey :

Ce type de maille possède un endroit et un envers. Sur l’envers le tissu forme des petites vagues. Il est à la fois extensible en longueur et en largeur et est très utilisé pour les T-shirts par exemple, ou pour les vêtements pour enfants.

Les côtes :

Ces tissus sont constitués d’une alternance de mailles envers et endroits qui donnent un aspect de rayures en relief au tissu, donc de côtes. Ils ne sont extensibles que dans la largeur.

L’interlock (ou maille double face) :

Ils possèdent une face aspect jersey et une face aspect côtes. Ils sont plus épais que les jersey et donc plus chaud, plus faciles à travailler, ne roulottent pas et ne sont pas transparents. Ils sont extensibles dans la largeur. Les tissus Ponte di Roma et Milano sont des exemples d’interlock (le second étant plus épais que le premier).

Comment coudre de la maille avec une machine à coudre?

La surjeteuse est conseillée pour coudre les tissus extensibles, mais c’est quand même un investissement non négligeable. Il est possible de les coudre avec une machine à coudre, même si ça semble moins rapide et que les finitions sont moins belles (d’après ce que j’ai lu, je n’ai pas testé de surjeteuse)

Choix du tissu :

Il y a des jersey de différents épaisseurs. Il vaut mieux éviter les plus fins au début au moins car ils roulottent. J’ai commencé par un jersey moyen puis un fin et je confirme qu’il y a une vraie différence.

La maille et l’interlock semblent aussi être des bons choix pour débuter comme ils sont épais et ne roulottent pas. J’ai testé la maille et ce n’était pas compliqué à coudre, il me reste donc l’interlock à tester.

Les aiguilles :

Il existe des aiguilles spécial stretch, qui ont un bout arrondi, pour ne pas accrocher les mailles. Comme pour les autres aiguilles et tissus, il faut adapter la taille de l’aiguille à l’épaisseur du tissus.

Pour un meilleur rendu des finitions de l’encolure et des ourlets, il est conseillé d’utiliser une aiguille double. Il existe des aiguilles doubles classiques et des aiguilles doubles spécial stretch.

De gauche à droite : aiguille double stretch, aiguille double classiques, aiguilles spécila stretch

Les fils :

Pour la bobine, il est conseillé d’utiliser un fil polyester. Pour la canette, il faut, si possible, utiliser un fil mousse, qui est élastique, en particulier pour les coutures simples. Selon d’autres sites, le fil mousse peut être utilisé à la fois pour l’aiguille et la canette.

J’ai utilisé du fil polyester pour l’aiguille, du fil mousse pour la canette et fait aussi bien les coutures simples et les coutures à l’aiguilles doubles de cette manière, même si le fil mousse serait inutile avec l’aiguille double.

Avec le fil mousse par contre, il faut faire attention au bobinage de la canette, au moins avec la brother FS40. Il faut bien tirer le fil entre les disques (l’élément rond dans lequel passe le fil juste avant d’arriver à la canette) et le coincer. C’est un élément conseillé sur le manuel, mais je n’avais pas à faire particulièrement attention avec les fils classiques, ils se coinçaient naturellement. Mais ce n’est pas le cas avec le fil mousse.

A gauche un cône de fil polyester pour surjeteuse, à droite du fil mousse

Les points :

Pour les points à utiliser, c’est moins clair. Il y a des points spécial stretch sur certaines machines, mais il est aussi possible d’utiliser le point droit classique si on utilise du fil mousse, le point zig-zag classique et dans le manuel de ma machine, il est indiqué qu’on peut aussi utiliser les points droit triple et zig-zag triple. Le seul problème avec ces deux derniers c’est qu’il ne faut pas se tromper et avoir à découdre la couture.

Pour le moment je n’ai pas assez d’expérience pour avoir un avis sur les points à utiliser, je les teste un a un et j’aurai un avis dans quelques mois probablement !

Il n’est apparemment pas nécessaire de surfiler, comme les mailles ne s’effilochent pas. Je ne l’ai donc pas fait pour les premiers projets. Mais je me suis quand même mise à surfiler par la suite, je trouve que les finitions sont plus belles et ça évite au tissu de roulotter. Par contre à cette étape le tissu fait plein de « poussière » et j’ai l’impression qu’il faut nettoyer la machine plus souvent quand on coud de la maille.

Traçage et découpe

Pour tracer sur ce type de tissu, il faut avoir un outil de traçage qui n’accroche pas au tissu. Je n’avais que des crayons pour les couleurs claires et c’est vraiment compliqué.

Pour la découpe, l’idéal est d’avoir un cutter et une planche pour les découper plutôt qu’un ciseau, mais ça se fait aussi avec un ciseau.

Après cet article théorique, je vous parlerai dans quelques temps de mes premiers projets en maille.

Couture, Sous-vêtements

Kimono

Le Modèle

Le modèle provient du numéro 402 de juillet 2015 du magazine fait main. C’est un kimono qui arrive presque aux chevilles à réaliser en coton.

Réalisation

J’ai utilisé un polycoton imprimé japonais bleu acheté à 12 euros les 3m en 2017. J’avais utilisé un morceau de ce tissu pour réaliser une écharpe doublée en minky cet hiver. Pour modèle XS/S il faut 2,75 m de cotonnade en 113 cm de large. Je ne suis pas arrivée à placer toutes les pièces comme prévu sur le tissu et j’ai dû mettre les manches perpendiculairement au droit fil, contrairement à ce qui était indiqué dans les instructions. L’ensemble des pièces sont rentrées de justesse, mais certaines marges de coutures ne sont pas à 1 cm.

J’ai suivi presque toutes les instructions, mais je ne l’ai fait que jusqu’au genoux, alors que le modèle d’origine arrive presque jusqu’à la cheville. Je me suis dit que ce serait plus pratique à porter. En revanche, je pense que la taille du tissu indiquée dans le magazine est un peu juste pour le réaliser dans la longueur prévue.

J’ai aussi ajouté une ceinture, mais pas réalisé de passants pour le moment. Je verrai à l’usage si cela s’avère nécessaire.

Le kimono présenté sur le magazine

Je m’étais dit que je ferai le short présenté avec le kimono sur le magazine mais ce sera peut-être pour une prochaine fois et avec un autre tissu.

Avis

La réalisation est plutôt simple une fois les pièces découpées.

Si je devais le refaire par contre je ne suivrais pas les instruction et pour la collerette dos, le rentré devant. En effet, ils sont uniquement surfilés et le rendu serait meilleur si le bord surfilé était rentré à l’intérieur. Je rentrerai le bord à l’intérieur plutôt que de laisser la partie surfilée visible. C’est ce que j’ai fait pour la parmenture des manches alors que ce n’était pas prévu.

DIY

Broderie japonaise – Sashiko

Je gardais ce kit de broderie japonais « Sashiko » offert par ma sœur à Noël pour le réaliser pendant mes congés. Mais ceux de mars ayant été annulés et ne sachant pas quand on aura de nouveau le droit de partir, j’ai profité des soirées de confinement pour le réaliser. Ce kit m’a permis de réaliser une housse de coussin, grâce à un motif qui était tracé et qu’il suffisait donc de suivre.

Quels sont les origines de la broderie Sashiko ?

La broderie Sashiko, ce sont des points blancs réguliers, qui forment des motifs sobres et géométriques, sur un tissu bleu indigo. Elle est originaire du Japon et servait dans un premier temps à raccommoder ou renforcer les vêtements des pêcheurs et agriculteurs. C’est ensuite devenu une broderie décorative. Pour ce type de broderie, le fil est plus gros que pour la broderie traditionnelle et le tissu plus lâche pour laisser passer ce type de fil.

Voici quelques exemples de motifs :

Qu’est-ce que je pourrais faire maintenant avec ce type de broderie ?

Les motifs sont jolis et décoratifs, mais au delà d’une housse de coussin, où est-ce que je pourrais utiliser cela ? J’ai vu quelques dessous de verres et sets de tables, réalisés avec cette technique, ainsi que des panneaux muraux qui peuvent faire une jolie décoration. ça pourrait aussi faire un joli effet au niveau d’une poche arrière ou ceinture de jeans, le jour où je serai capable de coudre un jeans moi-même. Ou comme ici en haut d’une chemise en jeans ou d’une chemise bleue (mais en version féminine) :

Je verrai dans quelques mois si j’arrive à réaliser ce type de projet. En attendant cela m’a donné envie d’essayer de faire d’autres types de broderie, pour personnaliser des vêtements par exemple.

Couture, Théorie

Débuter en couture

Une amie m’ayant demandé quelques conseils pour se lancer dans la couture, je me suis dit que j’allais noter ici ce qui me semblait important pour commencer à coudre. Je n’ai qu’à peine 6 « vrais » mois d’expérience, car je ne me suis mise à ressortir ma machine à coudre que fin novembre 2019. Et par « vrais », je veux dire qu’avant, à part des ourlets, un tote bag et trois hauts ratés (dont un quand même portables à la maison, quand je me colore les cheveux 😜), je n’avais rien fait.

La machine à coudre :

J’ai une brother FS40, qui est une machine électronique. J’avais longuement hésité (au moins 2 ans) et m’étais bien renseignée avant de l’acheter. J’ai l’impression qu’elle fait encore partie des machines recommandées pour les débutantes, même si je vois sur des groupes couture que certaines personnes veulent changer car arrivent aux limites de ce qu’elles peuvent faire avec. Avec mes à peine 6 mois d’expérience, je suis loin d’être arrivée aux limites, j’ai parfois du mal à faire passer les épaisseurs, mais je n’ai pas encore trouvé l’occasion de tester la plupart des fonctionnalités (comme les points qui sont réglables en longueur et largeur, j’avais lu que c’était un indispensable pour une machine à coudre … je vais me renseigner sur leur utilité, mais je n’ai pas encore eu l’occasion de m’en servir).

Je crois que le plus important par rapport à la machine … c’est d’avoir un coin où la poser et dont elle ne bouge pas. Quand il faut la sortir pour quelques heures et la ranger après, c’est décourageant. C’est une des raisons qui faisaient que je ne me mettais pas plus à la couture.

La mercerie, les basiques :

  • les épingles
  • les crayons : pour décalquer les patrons sur les premiers tissus (donc du coton dans un premier temps), j’ai utilisé au début des crayons type crayon à papier. Et j’ai ensuite découvert le stylo frixion 😍 qui part à la chaleur du fer à repasser. Donc pour les tissus foncés j’utilise le crayon blanc et pour les clairs, le frixion bleu.
  • le papier pour décalquer les patrons : j’utilise du papier cuisson, c’est beaucoup plus économique que du vrai papier à patron (je ne sais pas si c’est moins pratique, je n’ai jamais testé le vrai papier)
  • le fil : de même, pour que ce soit économique, j’utilise des cônes pour surjeteuse, avec un adaptateur que mon père m’a fabriqué.
  • le découd-vite qui est très utile pour défaire les coutures quand on s’est trompé, que ça ne rend pas bien, ou qu’on veut recycler un vieux vêtement, drap housse … Il était fourni avec ma machine.
  • un ciseau dédié aux tissus (je ne sais pas trop si ça fait partie des basiques, je suppose que certaines s’en passent au début)
  • des poids pour faire tenir le papier avec le patron sur le tissu : pour le moment j’utilise des bougies Ikea qui sont dans un pot de verre et ça fait l’affaire !

La mercerie, ce qui m’a vite été utile :

  • les canettes supplémentaires : j’en ai racheté un lot d’une vingtaine, car avec moins de 5 fournies de bases, on arrive vite aux limites avec plusieurs couleurs
  • les ciseaux cranteurs pour les arrondis
  • la bombe d’amidon pour les tissus fluides
  • un bracelet porte épingle. Je n’y avais pas pensé mais je l’ai reçu en cadeau d’anniversaire et je ne pourrai plus m’en passer !
  • des aiguilles de rechange et différents types d’aiguilles.

Je n’ai découvert que récemment qu’il y en avait plusieurs types et tailles d’aiguilles. Je savais qu’il y avait celle pour le jersey avec la pointe arrondie, mais comme ce n’est pas une matière conseillée pour débuter, je ne m’étais pas préoccupée du sujet. Mais il y a aussi l’aiguille jeans ! Et ça change la vie pour les ourlets par exemple, qui font partie pour moi des basiques qu’on fait avec la machine à coudre (quand on ne fait qu’1m63, les pantalons du commerce sont quasi systématiquement trop longs). Et je comprends maintenant pourquoi je n’arrivais pas à faire des ourlets avec un fil marron qui imite les surpiqûres du jeans (le fil est trop gros pour les aiguilles normales)

Les tissus :

Pour débuter il est conseillé de commencer par des tissus de type coton. Pour le moment je les commande surtout sur les Coupons de Saint Pierre, les coupons de 3m étant plutôt économiques, surtout quand il y a les promotions 3m à 5€ (mais je trouve que ça arrive de moins en moins souvent). Le seul point qui me pose problème en dehors du choix qui peut devenir limité et qui me fera probablement arrêter de commander chez eux, c’est la livraison avec mondial relay ( gratuite à partir de 49€). C’est un petit aparté mais il y a très peu de points relais (en tous cas dans la zone du 78 dans laquelle je vis) et les horaires ne sont pas compatibles avec ceux du boulot. La livraison est aussi gratuite en magasin, mais il faut se rendre à St-Lazare et en fonction des tissus commandés ça peut être assez lourd. Et elle est gratuite à partir de 99€ en colissimo mais ça ne m’arrive pas souvent de commander pour 99€ de tissus …

L’élément à connaitre par rapport aux tissus même si ça semble assez évident pour beaucoup, c’est qu’il faut les laver avant de les utiliser. Afin que le vêtement ou la pièce cousue ne rétrécisse pas ensuite au premier lavage.

Les patrons :

Je n’ai pas trouvé le livre / le patron idéal pour débuter. J’ai commencé par m’abonner à un magazine de couture (fait main en 2015, j’avais lu que burda était compliqué pour les débutantes). Le gros inconvénient, c’est que beaucoup de patrons de niveau facile sont en jersey – donc pas top pour commencer …

J’ai essayé de faire des modèles prévus pour du jersey avec du coton… ce n’est pas une bonne idée pour une débutante, il faut faire des adaptations, ça complique donc les choses.

Voici les éléments que je noterai par rapport aux patrons :

  • il y a les patrons à décalquer dans les magazines, et les patrons PDF. Pour commencer, je trouve qu’il est plus simple de décalquer qu’essayer d’assembler un PDF, mais chacun à son avis sur la question.
  • il ne faut surtout pas se fier aux tailles des tableaux de mesures. J’avais lu au contraire qu’il ne fallait pas réaliser sa taille du commerce, bien prendre les mesures … Avec les livres et magazines que j’ai utilisé jusqu’à maintenant ce n’est pas le cas si je suis le tableaux de mesure je me retrouve avec des vêtements 1, 2 ou 3 tailles trop grandes. Donc la plupart du temps je pose un vêtement qui me va sur le patron pour choisir la taille et je me retrouve à réaliser ma taille du commerce. Je n’ai pas encore essayé les patrons des petites marques, peut être que les tableaux de mesure sont plus justes. Et je teste en ce moment mon premier modèle de La Maison Victor et les mesures me semblent plus adaptées.
  • pour certains patrons, les marges sont incluses et d’autres non, il faut donc bien repérer cette indication avant de commencer à reporter le patron sur le tissu.
  • le sens des pièces à reporter et indiquer sur le tissu est utile même si leur position les unes par rapport aux autres peut être optimisée pour consommer moins de tissu. J’ai voulu optimiser pour un des premiers hauts et je me suis retrouvée avec une manche pas dans le même sens que le reste 🤨

Voici ce que j’ai noté lors de mes premiers pas en couture. Dans les articles à venir, je pense vous parler des kits coutures qui sont un bon moyen pour moi de progresser en couture et des premiers pas avec le jersey.

Humeur

Découvertes sites internet et vidéos du mois d’avril

Voici les quelques articles et sujets que j’ai trouvés intéressants durant le mois d’Avril.

A propos du travail :

Le site souffrance et travail

Le site souffrance et travail, publie quotidiennement des articles qui sont en ce moment en rapport avec l’actualité et les conditions de travail qui en découlent.

Parmi les publications du mois d’avril, j’ai trouvé cette vidéo sur le courage et la peur au quotidien dans le monde du travail, et en particulier les 25 premières minutes intéressantes. Le début de cette vidéo consiste en la description par une psychologue du travail, Marta Serafim, de 2 situations vécues par des personnes qu’elle a eu en consultation. Dans le premier cas, il est question du courage viril qui est promu en entreprise et la peur d’accepter un arrêt de travail et ainsi montrer sa faiblesse. J’ai l’impression que cela correspond à ce que beaucoup vivent dans les grandes entreprises en région parisienne au moins. La vidéo permet de mettre en question cette vision du courage et met en valeur ses effets néfastes. Dans le deuxième cas, il est plutôt question de stratégie d’adaptation, de « tricherie noble » comme l’indique dans la vidéo.

Une vidéo sur le burn-out

Je préfère la lecture aux vidéos, mais je me suis enfin décidée à regarder une vidéo de Pierre Simonnin sur les causes du burnout, sur la chaîne Youtube « Journal du Burnout » qu’il a créé. Il y décrit des situations très concrètes, comme quand il explique qu’on se sent mal de se sentir mal, en particulier si on a une situation considérée comme confortable et donc on se sent encore plus coupable de se dire que dans ces conditions on devrait être heureux. (Et ce n’est pas dans la vidéo, mais quand on évoque se sentir mal et qu’on a des réponses telles que « mais pourtant tu as tout pour être heureux » ou « il y a pire comme situation », ça n’aide vraiment pas …) Au-delà de la situation de burnout, les causes qu’il évoque peuvent être l’occasion, je pense, de faire un bilan sur sa situation professionnelle, afin de mesurer plus concrètement les éléments positifs et négatifs de notre situation.

La place des femmes dans cette crise :

Cet article décrit l’alerte de Marlène Schiappa sur la situation des femmes lors de cette crise. Il est assez long mais résume bien les conditions actuelles. Et toujours sur le même site et sur le même sujet, j’ai aussi lu cet article sur la mission parlementaire sur la place des femmes dans les médias en temps de crise. C’est assez drôle de voir que cette mission a été critiquée car le sujet n’est pas prioritaire alors que cette semaine aux informations on a eu le droit à des heures sur les départements verts et rouges et le fait que les français auraient pris 2,5 kg pendant le confinement.

Les masques :

On en a beaucoup entendu parlé, mais souvent de manière peu approfondie. Pour en savoir plus sur les matières et les tests et avoir une vision critique de ce qui se passe en ce moment à ce sujet, vous avez cet article, très complet et a eu beaucoup de succès sur Instagram. Il est rédigé par une fabricante de tissus.

Et pour finir, un sujet plus léger :

Pour terminer, j’ai découvert la chaîne Youtube de Justine Leconte. Elle fait des vidéos sur la mode et les vêtements. Pour le moment je n’ai regardé que 2 vidéos, allez savoir pourquoi : celles sur Kim Kardashian. Je ne m’étais absolument pas intéressée à cette personne avant, mais c’est un phénomène de société et la vidéo sur l’effet de la famille Kardashian sur la mode est très intéressante. Celle sur la controverse par rapport à la marque de sous-vêtements sculptants de Kim Kardashian – controverse dont je n’avais jamais entendu parler avant mais qui date de l’an dernier – montre à quelle point une stratégie marketing peut être calculée et manipulatrice.

Cuisine

Bilan cuisine du mois d’avril

Voici un petit bilan des recettes testées durant le mois d’avril (enfin celles qui en valent un minimum le coup, je ne vais pas partager celles qui ont été un gros échec !). L’avantage de la période est qu’elle laisse plus de temps pour cuisiner et tester des recettes. L’inconvénient est qu’il est difficile d’avoir les ingrédients prévus, que ce soit en se rendant sur place, en livraison ou en drive.

Recettes sucrées :

Le carrot cake : cela faisait longtemps que j’avais envie de tester une recette de carrot cake, mais j’avais quand même un peu peur du goût de carotte dans un gâteau. Finalement le goût est très léger, ça va très bien avec le goût d’amande, et le cake était très moelleux. Parfait pour le petit dej.

Les muffins framboise et chocolat blanc vont devenir un classique, c’est la deuxième fois que je les réalise.

Les madeleines « classiques » à la fleur d’oranger : la recette permet d’obtenir la petite bosse. Le temps de cuisson indiqué me semble un peu long, en tout cas à chaleur tournante. Vus pouvez voir sur les photos qu’elles sont très foncées, mais pas brûlées heureusement ! En revanche elles se conservent assez mal même dans une boite hermétique, elles sont rapidement devenues sèches.

Les madeleines sans gluten : je cherchais une recette avec de la farine de sarrasin, c’est la seule qui est facile à trouver en ce moment. Cette recette est pas mal au niveau du goût mais elle ne permet pas d’obtenir la petite bosse qui les fait ressembler à de véritables madeleines et au final ce sont plus des sablés que des madeleines. Le blog où se trouve la recette a en revanche l’air intéressant à explorer.

Les pancakes à la banane : parfait pour utiliser des bananes trop mures et pour le petit déjeuner. Le blog sur lequel se trouve cette recette semble plein de pépites. J’aime aussi beaucoup le compte Instagram d’Healthyfood Creation et il faudrait que j’aille feuilleter ses livres. Le lendemain par contre j’ai tenté des gaufres à la banane pour utiliser les deux bananes restantes (provenant d’une autre site), mais ça été une catastrophe. Ce n’est peut être pas pour rien qu’il est très difficile de trouver des recettes de gaufre à la banane sur internet.

Le cheesecake : bilan mitigé pour ce test. J’avais envie d’en faire un depuis quelques semaines. J’ai pris cette recette car elle était composée en partie de fromage blanc, je me suis dit que c’était moins calorique que celles composées à 100% de fromage frais. Je suis un peu déçue sur l’apparence du cheesecake, il est beaucoup trop plat, on dirait une tarte. Et pour le goût, il est un peu écœurant, en tous cas ce n’est pas l’idéal quand on n’est que 2 à le manger et qu’il fait donc plusieurs repas. Mais je testerai peut être une recette de cheesecake au citron vert sans cuisson prochainement.

Le gâteau aux pommes renversé : au moins on trouve les pommes sans trop de difficultés en ce moment, mais certaines se perdent très vite. Cette recette change un peu mais je ne suis pas convaincue non plus, le caramel a débordé du moule lors de la cuisson. Il n’est ensuite pas réparti uniformément sur le dessus du gâteau, tout comme le pommes d’ailleurs. C’est peut être dû à l’utilisation d’un moule en silicone, mais je suis déçue par son apparence.

Recettes salées :

La tarte poulet curry : bien pratique pour avoir de quoi manger le midi quand le télétravail ne laisse pas trop de temps pour préparer quelque chose.

Les lasagnes : c’est la bonne découverte du mois ! Je n’avais jamais tenté les lasagnes et j’avais peur que les plaques de lasagnes restent sèches, mais non. La recette est assez simple et le petit goût de tomate est délicieux.

Les frites maison : c’est plus simple que prévu et très bon finalement. Je me suis servi de cet article, il suffit donc de faire une précuisson d’une dizaine de minutes dans l’eau puis environ 30 min au four. Pas besoin d’investir dans une friteuse qui prendrait de la place.

Le poulet aux abricots : à l’origine c’est plutôt une recette de poulet mijoté au miel, pain d’épice et abricots secs qui provient du blog de Chef Nini, que je suis depuis des années mais dont je n’avais testé aucune recette je crois. La pénurie de pain d’épice m’a amené à faire sans et j’ai utilisé des blancs de poulet plutôt que des cuisses. Mais l’avantage c’est que c’est bien plus rapide à cuire.

J’ai aussi tenté de faire des boulettes de carottes et des boulettes de poulet. Mais ça a plutôt été des échecs. Les carottes sont un des légumes les plus faciles à obtenir en ce moment et dont le prix n’a pas trop augmenté par rapport au reste, mais j’ai du mal à trouver des recettes un peu élaborées, qui changent des carottes rappées ou cuites à l’eau et de leurs quelques variantes et assaisonnements. Et pour les boulettes de poulet, il va falloir que je continue mes recherches pour trouver une recette à minima moins sèche et qui possible ressemble plus à celles qu’on peu trouver au japonais.

Couture, Hauts

Revue du livre « Petits tops à coudre » – 1/2

Le livre « Petits tops à coudre » d’Annabel Benilan est un livre de couture pour débutant, datant d’avril 2017 et qui coûte 16€.

Je me le suis procuré il y a un peu plus d’un an, à l’occasion de mon anniversaire, des amies m’ayant offert un bon d’achat de 15€ pour acheter un livre de couture. Je ne sais pas si je l’aurais acheté si ça n’avait pas été le cas, aucun modèle n’a été un véritable coup de cœur, mais mon objectif était de prendre un livre sans mettre plus que le bon d’achat.

Le livre est composé de 15 patrons : 8 qui peuvent être réalisés dans des tissus non extensibles, et 7 en jersey donc tissus extensibles. Cela fait quand même beaucoup pour un livre de couture pour débutantes, sachant que le jersey n’est pas conseillé.

Les modèles en tissu non extensible :

  • Le Bardot : top épaules nues et bas des manches 3/4 légèrement volanté,
  • Le Rockab’ : chemisette sans manche,
  • Le Brodé : pas de patron pour celui-ci, c’est plutôt un top sans manche et sans patron réalisé à partir de rectangles de tissu et d’élastique
  • Le Bohème : blouse manche longue
  • Le Volanté : petit haut sans manche
  • Le Masculin : chemise ample
  • Le Galonné : je n’ai pas de mot pour le décrire …
  • Le Starlette : débardeur à fines bretelles

Les modèles en jersey :

  • Le Martin : T-shirt manche longue tout simple, présenté comme une marnière, d’où le nom
  • Le Street : T-shirt manche courte simple
  • Le Guipure : T-shirt manche courte plus élaboré
  • Le Sweet : haut manche longue en jersey épais et avec dos décolleté
  • Le Dos nu : T-shirt manche courte assez simple avec un décolleté dans le dos
  • le Fluide : débardeur à bretelles larges basique
  • Le Winter : T-Shirt manche courte décolleté en V

Dans le titre d’article, j’ai noté 1/2 car pour le moment je n’ai réalisé que les hauts en matière non extensible qui m’intéressaient. Je suis débutante et n’ai pas encore eu le courage de m’attaquer au jersey même si je compte le faire prochainement. Voici donc mon avis sur ces patrons :

Le Bardot :

Réalisation : c’est le premier haut du livre que j’ai réalisé. Il est très simple, ne comporte aucune difficulté (au niveau des techniques, il y a des fronces et un élastique à passer). A noter : tous les patrons sont marges incluses, l’information est au début du livre mais pas facile à trouver.

Avis : il est beaucoup trop large ! Selon le tableau de mesure il fallait que je le réalise en 40/42. Je l’ai fait en 38 et c’est beaucoup trop grand. Ça passe encore en le rentrant dans le pantalon, mais il y un problème si je bouge les bras : l’encolure baille, il tombe … il ne va pas être facile à porter. De plus il ne comporte pas de pince poitrine – comme tous les patrons de ce livre d’ailleurs, ça n’aide pas pour le rendu.

Le Bohème :

Réalisation : le point technique vient de l’encolure qui comporte une fente et une parmenture. J’ai eu du mal à poser cette parmenture proprement. Il y a aussi des fentes en bas mais je n’ai pas trouvé ça compliqué.

Avis : Réalisé en 36 cette fois … ce n’est toujours pas ça, je le trouve beaucoup trop ample. Je n’ai pas aimé la finition de l’encolure. C’est un ourlet double et avec l’arrondi je trouve que ça ne rend pas bien. Peut-être que le tissus utilisé était trop fin ? De plus l’encolure me semble bien trop large.

Le Volanté :

Réalisation : j’ai hésité un moment suite aux échecs avec les deux premiers, surtout quand j’ai vu le conseil mode : « ce haut dévoile tout son potentiel lorsqu’il est glissé dans un pantalon ». Je me suis dit qu’il allait faire sac, comme le premier qui n’est portable que dans un pantalon alors que ce n’était pas précisé. J’ai eu du mal à choisir le tissu avec lequel le réaliser, le vichy noir rend bien sur la photo, mais je n’en ai pas. J’avais une popeline rouge foncé mais ça ne faisait pas très été comme couleur. Puis j’ai eu l’idée de recycler un ancien drap housse bleu-vert en 140 cm de large alors que j’ai maintenant un lit en 160. Et ça permet aussi de récupérer les élastiques du drap housse, comme il en faut un pour ce haut et que c’est une denrée rare en ce moment.

Deux difficultés pour moi sur ce haut : le moment où il a fallu assembler les deux extrémités du tube qui forme ensuite le volant. J’avais compris qu’il fallait faire une couture qui rassemblait les 4 épaisseurs, j’ai donc dû découdre pour que cela continue de former un tube. Et coudre un tube dont le périmètre est de 6 cm à la machine, ce n’est vraiment pas facile. Second problème : découdre une zone du volant alors que celui-ci est déjà assemblé au haut pour insérer l’élastique.

Avis : finalement je suis agréablement surprise par le rendu, il aurait pu être plus ajusté mais ça passe. Je fais l’ourlet du bas quasi 10 cm plus haut que ce qui était prévu sinon c’était trop long, mais ça m’a permis de constater qu’en le rallongeant ça pourrait faire une robe assez sympa. ça valait le coup de persévérer avec ce livre malgré la déception pour les deux premiers projets.

Les autres modèles :

Pour les autres patrons en tissus non extensibles, je n’ai pas l’intention de les réaliser. Le Rockab’ ne me plait pas, je trouve qu’il y a un problème avec les manches sur la photo de présentation, elles sont entre « sans manche » et « manche courte ». Le Brodé est beaucoup trop simple et je préfère les tops avec manches ou au minimum des bretelles. Le Masculin : je ne vais même pas essayer de le coudre. C’est une chemise ample selon le livre. Les hauts qui ne le sont pas sont déjà trop larges, ça risque donc d’être catastrophique… Le Galonné : je le trouve juste affreux. Sans les galons ça pourrait peut être faire plus moderne mais les fronces au-dessus ou sur la poitrine ne doivent pas du tout mettre en valeur. La Starlette : je pense qu’on trouve facilement des débardeurs à bretelles gratuitement sur internet qui restent tout aussi simple mais rendent mieux avec au minimum des pinces poitrine.

Reste à se lancer dans la réalisation des hauts en jersey du livre !